Mire, Orchestre de tables de mixage vidéo

Djamila Daddi-addoun – Lionel Palun – Alice Prédour

Mire est un orchestre de tables de mixage vidéo.
Cette formation utilise des objets audiovisuels non pensés au départ comme des instruments.

Mire a été fondé en 2009, suite à une rencontre entre vidéastes et plasticiens lors d’un workshop au 102 à Grenoble.
Dans la continuité de Martin Tétreault et de ses partitions pour platines vinyles et de Cornelius Cardew et de ses partitions graphiques, Lionel Palun sollicite Alice Prédour et Djamila Daddi-addoun en vue de la création d’un orchestre de tables de mixage vidéo.

Mire propose ainsi une pièce visuelle et sonore dont la narration est libre et abstraite, où la part du jeu est essentielle et l’empathie avec les spectateurs déterminante.

 

Mire part d’une approche sensible de l’image pour aller vers une écriture visuelle et sonore. Cette écriture est abstraite dans le sens où elle ne propose pas une narration mais une approche musicale de l’image. Elle convoque l’imaginaire du spectateur à travers une poétique minimaliste (la fragilité de la danse organique d’une ligne à l’écran) et des temps plus baroques (explosions syncopées de couleurs). Cette poétique a pour vocabulaire les paramètres inhérents à nos instruments (luminosité de l’écran, mouvement de caméra, ouverture et fermeture du diaphragme, électronique de la table de mixage, neige vidéo, …)
La musicalité visuelle de Mire est créée par la respiration propre du larsen vidéo accompagnée tout autant qu’instrumentalisée par les interprètes. C’est une construction polyphonique accompagnée par des sons en lien direct avec la dynamique des images.


L’image

Tous les protagonistes sont sur scènes. Chaque interprète dispose d’un instrument constitué d’une télévision, d’une caméra et d’une table de mixage vidéo bouclées. La matière première du jeu est donc un larsen vidéo généré par la mise en abime de la caméra sur l’écran de télévision via la table de mixage. Ce larsen se traduit par une lumière mise en pulsation dans la boucle.Chaque image ainsi fabriquée est projetée au dessus de chacun des interprètes. Il y a autant d’écrans que d’interprètes sur scène. Les tables sont aussi reliées entre elles afin que chacun des interprètes puisse travailler avec les images des autres. Les images sont donc générées et jouées en direct, sans enregistrement préalable.

Le son

Chaque interprète envoi son signal vidéo électrique dans une carte son.
Le bruit vidéo qui en résulte est filtré par Lionel Palun via des patchs Max/MSP écrits pour l’Orchestre afin d’y supprimer la composante 50Hz et d’en extraire les variations des images.
Cette matière est mise en résonance, filtrée, envoyée dans des pédales analogiques, en lien permanent aux images d’où elle sont issues.
Les images sont littéralement projetées dans les hauts parleurs, on entend ce que l’on voit.

Les spectateurs

Mire propose un dispositif scénique frontal traditionnel. Le public est installé dans les gradins, les interprètes sur le plateau. Les écrans de télévision font face au public et donnent à voir le jeu de chaque protagoniste. En fond de scène, les projections sont diffusées côte à côte, au dessus de l’orchestre, sous la forme d’un grand cinémascope.
Ce dispositif scénique permet au regard du spectateur de naviguer entre l’image globale et la finesse du jeu de chaque interprète. Le son provient de l’image. Les enceintes sont également disposées en fond de scène. L’orchestre et les spectateurs profitent de la même masse sonore où chacune des couleurs des instruments est identifiable.

 

Création 2010

coproduction :
le Lieu multiple (Poitiers)
Jazz à Poitiers
Databaz (Angoulême)
les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu

soutien :
Conseil Régional Poitou-Charentes
Association 720 Digital
Conseil Général de l’Isère
Conseil Régional Rhône-Alpes

Presse

  • Les arts sonores - Alexandre Castant - octobre 2017

    Les arts Sonores (p. 52)
    Son & art Contemporain

    Alexandre Castant

    Transonic
    La Box – Ecole nationale supérieure d’art de Bourges


Équipe

  • Djamila Daddi-addoun

    Plasticienne, vidéaste.
    Née en 1979

    Obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique après sa formation à l’Ecole Supérieur d’Art de Grenoble.
    Elle travaille durant plusieurs mois au centre vidéo de Bruxelles et assiste Benoit Dervaux sur une création au Festival « Temps d’images », à Noisielle, en 2004.
    Son travail tente de faire dialoguer langage plastique et mode documentaire.
    Ses pièces filmiques s’articulent autour de la parole. Ses préoccupations portent sur la condition de l’être: comment les personnages qu’elle rencontre voient-ils le monde et l’habitent-ils.
    Une partie de son travail est dédiée à la vidéo participative.
    Temps/ laboratoire, où il s’agit de fabriquer avec un groupe constitué, des objets vidéos, dont l’écriture, la réalisation et le montage s’effectue en collaboration avec les personnes participantes. Dans ce cadre, elle travaille alors avec la PJJ, les cinéma « Le Méliès » (Grenoble) et « Mon Ciné » (St Martin d’Hères), le programme « Passeur d’images » de l’ACRIRA, « l’Héxagone » scène nationale de Meylan, le foyer d’accueil de l’Étoile du Rachais, le CLEPT (Grenoble), l’Hôpital Psychiatrique de St Égrève, l’Ecole de la 2ème chance…
    Elle est vidéaste pour la Fabrique des Petites Utopies en 2005 et 2006, où elle réalise un travail d’images pour un diptyque de Sarah Kane: « Manque » et « 4.48 Psychose ».
    Parallèlement, elle co-réalise en collaboration avec L’ODTI de Grenoble, une série documentaire: « Bâtisseurs de Rêves », 15 portraits sensibles de la cité, à la recherche de ceux qui l’on construite et diffusée sur la télévision locale grenobloise.
    Puis elle travaille par la suite avec la Compagnie du Chuchotement, dans le cadre de résidences dans le Trièves, et réalise plusieurs objets vidéo comme trace de ces expériences chorégraphiques du paysage. Elle participe alors en 2007 à la création « Provisoirement Titré(e) » à la Salle noire du théâtre de Création à Grenoble, puis réalise un film sur la deuxième variation de cette pièce en 2008.
    Elle collabore régulièrement aux projets menés par le collectif « Insolant’image » et participe notamment à un travail de portraits croisés de migrants, commandité par Cité Plurielle (Echirolles).
    En résidence de création dans le cadre de la Biennale du Graphisme de la ville d’Echirolles
    2010, elle co-réalise avec Anne Leila Ollivier et Marina Siakowski un travail vidéo questionnant l’école à partir des témoignages des élèves du collège Jean Vilar.
    En 2011, elle réalise « Vendre dix jours pour un jour », essai, qui aborde la clandestinité et l’exil à partir de bandes super 8 récupérées.
    Parallèlement, elle co-écrit avec Lionel Palun et Alice Predour le Projet « Mire » : orchestre de tables de mixage vidéo qui propose une écriture visuelle et sonore abstraite, par la manipulation du larsen vidéo. L’image est son. Le sprectateur voyage entre poétique minimaliste mené par la fragilité de la danse organique d’une ligne à l’écran, et univers polymorphes explosifs, syncopés de couleurs.
    Elle fonde en 2011 avec Eléonor Gilbert l’association « Film à bord » qui a pour objet d’intervenir dans le champ de la création, de la transmission et de la diffusion cinématographique, vidéographique, sonore et littéraire.
    En 2011-2012, elle réalise un film expérimental autour de la boxe comme allégorie de l’existance, pour lequel elle obtient une bourse d’aide à la réalisation et produit par de Groupe de recherche et d’essai cinématographique (G.R.E.C).
    Elle participe en 2012 et 2013 à un projet vidéo au centre de détention de Roanne, au quartier femme et co-réalise avec Eléonor Gilbert et un groupe de détnues un objet vidéo, comme esquisse de leur rencontre portant une parole singulière, sensible et poétique sur le quotidien en détention.
    Actuellement, elle écrit un projet de film, dont la réalisation serait menée à « l’Etoile du Rachais », foyer d’accueil pour enfants placés sous mesure judiciaire. C’est un établissement pour lequel elle intervient en tant que vidéaste depuis 2008 dans le cadre d’ateliers de réalisation et de création, en collaboration avec L’Héxagone, scène nationale de Meylan. Forte de ces temps auprès des jeunes résidents, elle entreprend un projet de film plus personnel. Il s’agit d’un travail qui désire convoquer la parole autour de la notion de dépalcement : comment quitte-t-on un endroit pour un autre, un état pour un autre, comment se mettre en mouvement. Il s’agira d’inviter les pré-adolescents résidents du rachais à réfléchir et produire du recit dans des situations de marche : « c’est l’effort du corps productif de pensées, d’experiences, d’arrivées. » ( Rebecca Solnit – l’art de marcher ).
    Elle s’interesse tout particulièrement à la préadolescence car c’est un temps de vie où bon nombre de transformations se mettent en marche, et ces personnes sont d’autant plus propulsées dans ce mouvement que leur quotidien au sein du foyer est particulier : on leur demande de grandir vite, de compter rapidement sur eux même et de bâtir un projet. Tout juste sortis de l’enfance, ils doivent trouver un sens à l’avenir, un chemin qui leur est propre.

    TRAVAUX
    2013/ Les lionnes blanches de timbawati (Documentaire experimental / HDV / 16’/ Film à
    bord ). Coréalisation au centre de détention de Roanne, quartier femmes avec des détenues
    et Eléonor Gilbert.
    2012/ Un corps provisoire (Documentaire experimental / 35mm /10’ / le GREC – France
    télévision)
    Un corps engagé dans l’entrainement et la pratique de la boxe, comme allégorie de l’existence.
    2011/ Les bancs de l’école (Documentaire / MiniDv /32’ / Insolant’image / mois du Graphisme
    Echirolles)
    Des collégiens se succèdent face caméra et questionnent l’école: l’apprentissage, la connaissance, la violence, l’avenir, les croyances, les relations aux adultes… Ils réflechissent à haute voix et nous font part de leur fragilité face à un monde qui pour eux est en devenir.
    Moisson#3 (Experimental / MiniDv / 30’/ Rotation Culturelle)
    Pièce vidéo pour proposition chorégraphique de Céline Perroux autour du temps de la moisson.
    2010/ Vendre dix jours pour un jour (Experimental / MiniDv et Super8 / 7’30)
    Un homme nous raconte son parcours entre deux terres. Son récit nous appartait comme morcelé, évanescent.
    Parcours migratoires & Histoires de vie (Documentaire / MiniDv / 14’ / Insolant’image
    / Cité Plurielle). Portraits croisées de migrants. Il y est question d’exil et d’identité en mouvement. Que reste-t-il
    de cet ailleurs, comment le transmettre.
    2009/ Films de commande, pour l’association « Paroles par l’image »
    Réalisation d’objets vidéos à partir du travail photographique de Gérald Assouline.
    Night zig zag 5’40
    Bellechambre, instants partagés 6’
    Solid’action 7’10
    La caravane de l’image 3 volets de 6’
    2008/ Provisoirement titré(e) / variations 1& 2 (Vidéos danse / MiniDv / 7’40 et 8’20 / Cie
    du Chuchotement ). Le corps en mouvement à la recherche d’un équilibre, en prise avec la gravité.
    Ce travail a tout d’abord fait l’objet d’une installation dans l’espace chorégraphique.
    2007/ Voyage immobile ( Vidéo danse / MiniDv / 7’30 / Cie du Chuchotement )
    Variations chorégraphiques comme paysages.
    2006/ Bâtisseurs de rêves (Série documentaire / MiniDv / 15 films de 3’ / ODTI / Télé
    Grenoble / Fabrique des petites utopies). Série de portraits sensibles de la ville de Grenoble,
    à la recherche de ceux qui l’on construite.
    2005/ Par la fenêtre (Experimental / coréalisation Flore Lagarde / MiniDv / 5’10)
    Une fille nous raconte son père et la relation kaléidoscopique qui le lie à lui.
    Sur le quai (Experimental / coréalisation Flore Lagarde / MiniDv / 6’ 20)
    Récit d’un voyage qui n’a pas lieu, réalisé à partir de bandes 35mm récupérées.
    Heureux c’est pourtant simple… (Experimental / MiniDv / 4’15)
    Un homme est témoin chaque soir des disputes violentes d’un couple voisin

  • Lionel Palun

    Electro-vidéaste
    Né en 1972.
    http://www.lionelpalun.com

    Il a un parcours universitaire de physicien : ingénieur de l’ENSPG (Physique) et docteur de l’UJF (nanoélectronique). Il a travaillé 2 ans comme enseignant chercheur à Grenoble au LPCS (électronique).  Après une rencontre avec la danse contemporaine et en particulier le travail de la Cie Pascoli, il bifurque vers une recherche singulière autour du rapport entre l’image et la scène, visant à faire de ce média un acteur à part entière du spectacle, au même titre que la danse, le texte, le son ou la lumière.
    Lionel Palun est co-fondateur de l’association 720 Digital, membre du comité de rédaction du magazine trimestriel Revue & Corrigée et a été membre de la collégiale du 102 et membre pendant 5 ans du conseil d’administration de CitéDanse.
    De 2015 à 2017 il a été en résidence à l’Atelier Arts Sciences à Grenoble dans le cadre du projet H2020 Europe-Japon Festival.
    Depuis septembre 2017, Lionel Palun est artiste associé à l’Hexagone Scène Nationale Arts-Sciences de Meylan dans le cadre d’une résidence de 3 ans financée par le Conseil Départemental de l’Isère.

    Professionnel dans le spectacle vivant depuis 2001, il travaille l’image numérique sous ses aspects les plus divers :
    Duo et Improvisation. Le cœur de sa recherche actuelle est une série de duos (généralement improvisés) qui explorent la relation possible entre l’image et les autres arts scéniques (Image/Danse, Image/Théâtre, Image/Musique, Image/Lumière, Vidéo/Cinéma…). La légèreté du duo permet d’allier les exigences d’une recherche pointue avec des rencontres publiques régulières. Ces explorations lui ont permis de travailler avec des artistes aussi divers que Jérôme Noetinger, Will Guthrie, Riojim, Christophe Cardoen, Delphine Dolce, Dominique Lentin. C’est là que s’élabore l’alchimie qui irrigue ses pratiques.
    Performance vidéo. La performance vidéo est l’outil des résidences de recherches et des créations in situ. Elle permet soit de commencer une écriture, soit de proposer une forme unique.
    Créations vidéo pour des pièces chorégraphiques et théâtrales ou des concerts en collaboration avec différents metteurs en scène, chorégraphes, musiciens et collectifs (Camel Zekri, Yann Lheureux, Frédéric Tentelier, Broadway, Pascal Mengelle, Cédric Marchal, Anne-Marie Pascoli,…) Ces créations vidéos (partitions écrites ou composition instantanée) sont l’occasion de se confronter avec l’écriture d’autres artistes.
    Création sonore. A partir du détournement physique du signal vidéo, il développe des outils numériques originaux pour projeter le signal vidéo dans des hauts-parleurs..
    Installations plastiques. En parallèle à son travail scénique, Lionel Palun est régulièrement invité à proposer des installations vidéos et sonores (Condition Publique à Roubaix, Nuit Blanche de Metz, Collectif Brouhaha, ….).
    Ateliers et Interventions pédagogiques. Il conduit régulièrement des ateliers avec différents publics: étudiants des Beaux-Arts, école du spectateur, ecoles primaires (projet Lumix avec l’association Muzzix), centres sociaux, … Il a aussi assuré un travail de mise en scène et d’appréhension de l’image lumière pour l’Opéra de Lyon dans le cadre du projet Kaléïdoscope.
    Création du logiciel In Videre. Outre la maîtrise des outils professionnels de l’imagerie numérique et du multimédia, son travail ainsi que les compétences acquises lors de sa formation universitaire l’ont conduit à développer son propre outil de fabrication et de diffusion d’image, le logiciel In Videre, qui est à la fois une régie vidéo fiable et un instrument original pour l’improvisation et les performances vidéo.

    Spectacles et performances:

    Puzzle, Ivann Cruz, Martin Granger, Olivier Lautem, Lionel Palun, Loïc Reboursière, guitare augmentée, voix & vidéo, 2019-…
    Double Jeu, Sophie Agnel, Lionel Palun, duo piano&vidéo tout public, 2018-…
    Cartographie des oublis, La Barque Théâtre, Frédéric Tentelier,théâtre musical, 2016-…
    Now ∞, Sophie Agnel, Lionel Palun, duo piano&vidéo, 2015-…
    Fast Radio Burst, Patrick Guionnet, Quentin Conrate, Lionel Palun, concert pour postes de radios, 2015-…
    The pipes, the pipes, Donal Dineen, Lionel Palun, Guillermo Carrion, Padraig McGovern, Leonard Barry, Maitiu O Casaide, vidéo, objets et trio de cornemuses , 2015-…
    La Lobaye, Camel Zekri, Lionel Palun, Prosper Kota, Jean-Pierre Mongoa, Orchy Nzaba, une rencontre avec des pygmées centrafricains, 2014-…
    Zzurfreiheit, Julien Bibard, Jean-Philippe Saulou, Lionel Palun, performance cinéma 16 mm, musique & vidéo, 2014…
    Performance Will Guthrie & Lionel Palun, Festival Pépète Lumière, 2014
    Kezn, Barbara Dang, Lionel Palun, Gordon Pym, interprétation de standards de la musique expérimentale, 2014-…
    ViziX, rencontres entre Lionel Palun et plusieurs artistes du Collectif Muzzix, 2013-…
    Performance Lionel Palun, Guillermo Carrion, Donal Dineen, The Art of Music, 2013
    Ryu, Gilles Laval, Yoko Higashi, Lionel Palun & Marc Siffert, installation jouée d’images et de musique hydrophonique, 2012-…
    Performance Etienne Jaumet, Lionel Palun & The 202s, French Cork Film Festival, 2011
    Performance Solar Bears, Lionel Palun & Guillermo Carrion, French Cork Film Festival, 2011
    Embrasure, Cie Zyriab and Co, musique, poésie & image, 2011
    Superflux, Filmbase, Lafoxe, Metalking, 3 trios autour du cinéma, 2010
    Mire, Alice Predour, Djamila Daddi-Addoun & Lionel Palun, orchestre de tables de mixage vidéo, 2010-…
    Du fond de l’abri, trio Xavier Quérel, Jérôme Noetinger & Lionel Palun, musique électroaccoustique, cinéma & vidéo, 2010
    Palundrome, solo de Lionel Palun, image & son, 2009-…
    Rencontre avec le Quatuor Nun, image et voix, 2009
    Minuit Pile, Cie Comme CaMuriel Piqué, pièce chorégraphique, 2009
    Maki, Culture Ailleurs, spectacle ombre, danse, musique improvisée et traditionnelle, 2009-2010
    Manifestement, Cie Yann Lheureux, pièce chorégraphique, 2009-2012
    Gang plank, Broadway & Quatuor Pli, musique pop & expérimentale, 2008
    AOA, Cie Comme CaMuriel Piqué, pièce chorégraphique, 2008
    Supercolor Palunar, duo Jérôme Noetinger & Lionel Palun, musique électroaccoustique & télévisions, 2008-…
    Filmbase, duo Riojim & Lionel Palun, cinéma 16 mm & vidéo, 2008-…
    No one’s land, Cie Yann Lheureux, pièce chorégraphique, 2008-2009
    Lumière obscure, Culture Ailleurs, spectacle ombre, danse, musique improvisée et traditionnelle, 2008
    Materia Prima, La SailliePascal Mengelle, pièce de théâtre, 2008
    RDV sur le palier, Priviet ThéâtreCedric MarchalTristan Dubois, pièce de théâtre, 2007
    Situations régulières, duo Dominique Lentin & Lionel Palun, musique & vidéo, 2007-2008
    Femmes pré-occupées, duo Christophe Serpinet & Lionel Palun, musique & vidéo, 2006
    Oeil de Bitume Chapitres, Théâtre du chuchotementMinou Wosniak, 2005
    Projet D.I., duo Delphine Dolce & Lionel Palun, danse & vidéo, 2004-…
    L’insatiable K, Cie La SailliePascal Mengelle, pièce de théâtre, 2004-2007
    Le roi se meurt et la basse court, Cie Pascoli, pièce chorégraphique, 2004-2008
    Petites résidences dans les lieux du patrimoine, Cie Pascoli, chorégraphie in-situ, 2004-2007
    La terre à boire, Cie du Jour & Cédric Marchal, pièce de théâtre, 2003
    Et Après ?!, Cie Pascoli, pièce chorégraphique, 2002

    Installations :

    Fresque, Artiste associé au projet EU-Japon Festival, 2015-2018
    Réception-Expédition, Carte Blanche du Non Lieu à La Condition Publique de Roubaix, 2014
    Brume3, Installation en collaboration avec Les yeux d’Argos à L’hybride, Lille, 2014
    Pentaptyque Cannibale, Nuit Blanche de Metz, 2013
    Reflets, Experimenta / Héxagone Scène Nationale de Meylan, Grenoble, 2013
    Maquette vidéo d’un quartier utopique, Centre Social La Rivière, St Etienne, 2012
    Supercolor Palunar, installation pour Electrochoc, Les Abattoirs, Bourgoin-Jallieu, 2011
    Projet D.I., installation pour le festival ONPLMV, Villars Reculas, 2010
    Télévision ultra-locale pour Brou Ha Ha 3, installations à la galerie des Terreaux, Lyon, 2005
    Brou Ha Ha 2, installation collective à l’Usine, St Etienne, 2004
    Brou Ha Ha 1, installation collective à la fabrique, Andrézieux-Bouthéon, 2004

    Ateliers :

    CHANTIER NOMADE image vivante, Hexagone de Meylan, 2019
    PREAC théâtre augmenté, Hexagone de Meylan, 2019
    Instrumentarium, 10 instruments d’images et de sons pour une improvisation collective, 2018-…
    Workshop vidéo et son avec les étudiants des Beaux-Arts de Chalon-sur-Saône, 2014
    Lumix coanimé avec des musiciens du Collectif Muzzix, Lille, 2013-…
    Workshop vidéo et musique coanimé avec Jérôme Noetinger, Espace Culture de l’Université Lille 1, 2012
    Studio Vaduz, workshop avec des étudiants plasticiens et comédiens, Beaux-Arts de Grenoble & Conservatoire de Grenoble, 2011
    Superstream, workshop avec le Stream Collective, Mechanics Institute in Brunswick, Melbourne, 2011
    Ecole du spectateur, immersion d’élèves d’écoles primaires dans le dispositif de Projet D.I., Espace 600, 2010
    Ateliers vidéo pour la Cie Mangeurs d’étoiles, Villars de Lans, 2010
    Hybridation, atelier de Projet D.I. avec des adultes handicapés, CAV, APF, AFIPAEIM, 2009-2010
    Animation d’un workshop vidéo, le 102, 2009
    Melissa, mise en scène pour l’Opéra de Lyon dans le cadre du projet Kaléïdoscope, 2008
    Joëlle Colombani & adolescents des centres sociaux La Rivière et Valbenoîte, St Étienne, ateliers théâtre et représentations, 2007-2008
    Silence on tourne, comédie musicale créée avec Théâtre de la Renaissance et les classes de la ville d’Oullins, 2007
    Animation d’atelier pour Les mauvaises herbes, 2007
    Télévision ultra-locale, atelier et installation vidéo avec la Commune de Vif et Minou Wosniak, 2007

  • Alice Prédour

    plasticienne vidéaste,
    Née en 1982

    Alice décline son travail sous forme de performance, d’installation et de vidéo. Elle a obtenu son diplôme national supérieur d’expression plastique à l’ESAG de Grenoble. Elle tire ses images du quotidien et leur offre un espace de représentation.
    « Regarder là ou je ne vois pas. Mon travail me conduit à me questionner sur la notion de distance, de limites, la représentation, l’imagination de celle-ci.».

    En 2004 elle crée l’agence éphémère ANPE / artiste nomade précaire expérimentateur / production et réflexion autour de la question de l’oeuvre, de la représentation et la de mise en abîme de celle-ci. Invitée par Ici Même pour Habiter au bord de la panique#2, elle imagine en 2008 un projet intitulé Les rencontrés, projet ou elle donne à la caméra le rôle du bâton de parole, développant ainsi un langage visuel ou la caméra passe de main en main.
    Elle crée par la suite l’association Doxa Scopie avec laquelle elle s’ouvre à de nouvelles pratiques, associant ainsi son travaille d’artiste à des interventions dans l’espace public. En collaboration avec Julie Martin et Juliette Rault respectivement architecte et scénographe, elles construisent des espaces de représentation et des outils discursifs.

    Depuis 2012 elle collabore avec la Maison de l’Image à Grenoble.
    Elle apporte son regard et sa démarche au Journal Tout en Images, au projet Next Level, et intervient également dans le dispositif Petit cinéma de classe.

    Elle co-écrit avec Djamila Daddi Addoun et Lionel Palun le projet Mire, création d’un dispositif de table de mixage vidéo qui propose une approche sensible de l’image. Cette formation utilise des objets audiovisuels non pensés au départ comme des instruments.

    De ces collaborations sont nées de nouvelles pratiques. Le détournement de la caméra et aujourd’hui un axe de recherche.
    Parallèlement elle concentre une partie de son temps à la programmation musicale pour la scène improvisée de l’association Archipel Urbain au 102 à Grenoble.

    Réalisations vidéo
    Les Rencontrés, 20min, Dv, 2008 : Quelles sont les traces de votre panique, de votre habitat, du chemin que vous empruntez chaque matin, de vos inhabituelles ou extraordinaires peurs, de votre dîner, du temps que vous avez passé ici? Avez-vous exploré cet endroit? Jusqu’où vous emmène votre curiosité?.
    Une sale histoire, 32min, Dv, 2007 : Réadaptation du film Une sale histoire, de Jean Eustache. Alice performe l’histoire. Rien n’est montré, tout est suggéré par le récit.
    Jeudi 9 février, 9min, Dv, 2006 : Comme un cinéma de  »périmètre », cette vidéo est plan séquence. A partir d’une situation banale, Alice raconte une histoire dont le spectateur attend la chute.
    Louise, 3min, Dv, 2005 : « Le premier œil n’est pas le grand œil. Le premier œil c’est l’œil du voir ». Dans ce plan séquence monté en boucle Alice installe un personnage fictif par le biais d’une voix off.

    Expositions / Représentations
    Mire festival Bruisme SMAC Jazz à Poitiers / 2013
    Mire festival Electrochoc SMAC Les Abattoirs Bourgoins Jailleux / 2013
    Doxa scopie Festival Micronomics (brussel) /2010
    Exotisme projet pour la ville de Fribourg (suisse) /2009
    Les Rencontrés, Habiter au bord de la panique #2 Grenoble /2008
    Blanc/Béton, ENSAG, exposition photographies Grenoble /2007
    Show exposition photographie Galerie Victoria (Canada) /2007
    Eme3, Barcelone /2005

    Édition
    Recueil photographique, 160x210mm, graphiste ‘Atelier Octobre. 2006
    Portait de Mc / 30, 160x 190mm, graphiste Atelier Octobre. 2007